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Réaliser son premier court-métrage 3D : Les conseils d'Audric Escales

  • Writer: animstarter
    animstarter
  • 3 days ago
  • 4 min read

Updated: 2 days ago

Samedi 31 janvier, la communauté AnimStarter a eu la chance d'accueillir Audric Escales pour une interview exclusive en direct sur notre Discord.

Réalisateur du court-métrage Latences, Audric est venu partager son expérience, ses réussites, mais aussi les défis techniques et financiers qu'il a dû relever. Si vous avez manqué le live, voici le compte-rendu essentiel pour quiconque souhaite se lancer dans l'aventure de la réalisation 3D.

Un grand merci à lui pour sa disponibilité et la transparence de ses retours !





Le parcours d'Audric : De la découverte à la réalisation

Comment tombe-t-on dans la marmite de la 3D ? Pour Audric, tout part d'une passion classique qui a su évoluer avec le temps.

"J'ai toujours aimé dessiner et raconter des histoires, c'est donc tout naturellement, et avec l'aide de mes parents, que je me suis orienté vers l'animation. À la base, je voulais faire de la BD bien sûr. L'animation, je voyais ça plus comme un moyen de poursuivre des études dans un milieu artistique où il y avait des débouchés. Une fois à l'école Supinfocom Arles (aujourd'hui MoPA), j'ai rapidement compris que l'animation et la mise en scène prendraient une place très importante dans ma vie."

Latences : D'une anecdote de voyage à un film

Le projet phare abordé durant ce live est son court-métrage Latences. Ce film onirique et contemplatif, qui compte au casting la voix de Frank Pitiot, trouve sa source dans un moment du quotidien, loin des écrans.

L'idée de départ ? Un simple trajet en bus. Alors qu'il est assis à l'arrière, le bus franchit un dos d'âne. Audric observe alors un décalage fascinant : il y a une véritable "latence" entre les passagers à l'avant, qui ont déjà subi le contrecoup du ralentisseur, et lui, à l'arrière, qui est encore en l'air. Cette image fugace a été l'étincelle créative donnant naissance à l'univers du film.


Une production avant tout collaborative

Bien qu'il soit un profil généraliste capable de "toucher à tout", Audric a fait le choix conscient d'être crédité principalement à la réalisation. L'objectif : mettre en lumière le travail indispensable de ses coéquipiers. Faire un film est une aventure humaine, et Latences n'aurait pas pu voir le jour sans des piliers essentiels rencontrés en cours de route :

  • Lucas Morandi (Rigging) : Arrivé tôt sur le projet, il a permis à Audric d'animer le teaser avec un rig professionnel.

  • Nathanaël Bergèse (Composition musicale) : Rencontré assez tôt également, il a composé la musique originale. Une première pour Audric, qui a dû apprendre à dialoguer avec un compositeur pour trouver le bon thème et le bon ton.

  • Romain Hua (Goeland Studio) et Ludovic Habas (CG Animation) : Des soutiens de production majeurs.

  • Thomas Bertrand : Qui a su apporter sa patte graphique si particulière au film.


Le nerf de la guerre : Financement et Rencontres

Comment finance-t-on un court-métrage indépendant ? Audric a combiné plusieurs approches :

  • Le soutien des studios : L'aide précieuse de Goeland Studio et de CG Animation.

  • Le soutien institutionnel : Le projet a bénéficié de l'aide de CITIA (Cité de l'image en mouvement d'Annecy), un acteur clé pour l'industrie dans la région.

  • Le Financement Participatif (Ulule) : Pour pousser la qualité visuelle du film, une campagne Ulule a été lancée. Sachez que la plateforme vous offre un accompagnement pour vous aider au mieux à mettre en place votre campagne.

    Audric souligne un point important : la campagne a surtout fonctionné grâce à son cercle proche, faute d'une présence forte sur les réseaux sociaux. "C'est un vrai travail de Community Manager", avoue-t-il, très reconnaissant envers les donateurs (lui-même donne d'ailleurs régulièrement pour d'autres projets aujourd'hui).



Franck Pitiot

L'acteur Frank Pitiot, voix du court-métrage d'animation 3D Latences Photo par Jean Combier, source Festival 1001 Notes


La rencontre décisive avec Frank Pitiot

L'histoire de la collaboration avec l'acteur Frank Pitiot (célèbre pour son rôle de Perceval dans Kaamelott) est incroyable. Tout part d'une inscription aux pitchs du festival d'Annecy. Audric se fait contacter par un certain Frank, propriétaire du studio de production sonore Miroslav Pilon, intéressé par le projet.

Frank a d'abord été charmé par le scénario, amusé par le fait que le protagoniste portait son prénom. Au-delà de sa notoriété, il a fait preuve d'une immense générosité : alors qu'Audric lui demandait simplement s'il acceptait de poser sa voix sur une petite séquence test, Frank ne s'est pas contenté de dire "oui". Il a directement enregistré les voix du teaser et les lui a envoyées ! Son implication a apporté une crédibilité indispensable au projet, ouvrant de nombreuses portes.



Si c'était à refaire ? Les conseils "Pro" pour vos projets

Latences était une première réalisation. Avec le recul, voici la "roadmap" idéale qu'Audric conseille pour monter un projet proprement :

  1. Ne restez pas seul : Entourez-vous. C'est le point crucial. Audric conseille de trouver un producteur dès le début du projet. C'est lui qui va structurer le film et vous aider dans la recherche indispensable de financements. De même, pour la vie du film une fois terminé, appuyez-vous sur un diffuseur (ou distributeur) dont c'est le métier de gérer la stratégie complexe et les inscriptions en festivals.

  2. Sollicitez le CNC. Ce n'est pas une forteresse inaccessible ! Demandez des rendez-vous (ils sont là pour aider), inscrivez-vous aux ateliers d'aide à l'écriture, et consultez la Scénariothèque du CNC pour bien comprendre les attentes.

  3. Visez les aides régionales. Ne négligez pas les régions (comme CITIA pour Annecy ou d'autres pôles) qui disposent de budgets pour soutenir la création locale.


L'impact du film et le mot de la fin

Au-delà de la réussite technique, Latences a été une validation personnelle. Cette expérience a conforté Audric dans sa légitimité d'être réalisateur. Et il ne s'arrête pas là, puisqu'il travaille actuellement sur un nouveau pitch en vue du prochain festival d'Annecy !

Le conseil ultime : Montrez votre travail !

S'il y a une chose à retenir, c'est ce message : montrez vos travaux et vos WIP (Work In Progress). C'est en partageant, même ce qui n'est pas fini, que vous attirerez l'attention, créerez des connexions et rencontrerez des gens prêts à vous aider.

Nous laisserons le mot de la fin à Audric lui-même :

"Merci pour cette interview, merci pour ta commu et les retours généreux que j'ai eus. Faire des films c'est un travail collectif et c'est toujours via le partage qu'on peut avancer et tous progresser."

Merci encore Audric pour ce live super enrichissant!

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